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Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d'humour que de légèreté. Lorsqu'il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l'attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure.

Public :
adulte
EAN :
3512392906985
Contient :
1 DVD vidéo (01 h 53 mn) ; coul., PAL ; 16/9 compatible 4/3
Langue :
français
Notes :
Langues : français avec sous-titres en français pour sourds et malentendants et version audiodescription pour aveugles et malvoyants. Prêt et consultation sur place autorisés. Les Films 13, cop. 2014. Metropolitan filmexport, cop. 2016. Sourds et malentendants. Aveugles et malvoyants
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Médiathèque de Roanne Arts & Littérature - Adulte DF UNP Prêté 27/02/2019

Jean Dujardin Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est un acteur, humoriste, scénariste, réalisateur et producteur de cinéma français, né le à Rueil-Malmaison.

Sa carrière débute à la télévision dans les Nous Ç Nous et dans la série Un gars, une fille, où il rencontre Alexandra Lamy, qui deviendra son épouse. Au cinéma, il remporte un grand succès dans des rôles comiques, notamment dans Brice de Nice et les deux adaptations des romans OSS 117 (Le Caire, nid d'espions et Rio ne répond plus).

En 2012, il devient le premier acteur français à remporter l'Oscar du meilleur acteur lors de la 84e cérémonie pour son interprétation du rôle de George Valentin, star déchue du cinéma muet, dans The Artist avec Bérénice Béjo de Michel Hazanavicius[2]. Sa carrière prend alors une dimension internationale, avec des rôles dans de grandes productions américaines, telles que Le Loup de Wall Street avec Leonardo DiCaprio et The Monuments Men avec George Clooney.

Après une enfance dans les Yvelines à Plaisir et un baccalauréat A3 (philosophie et arts plastiques), Jean Dujardin débute dans la vie active en tant que serrurier dans l'entreprise de son père, Jacques Dujardin[3].

C'est à l'armée, lors de son service militaire, qu'il voit ses talents de comique se révéler. Il se rend alors à Paris où il se produit dans des bars et des petits théâtres.

Quelque temps plus tard, il forme « la Bande du Carré Blanc » avec Philippe Urbain, Éric Collado, Luc Antoni, Éric Massot et Bruno Salomone qu'il avait rencontrés dans l'établissement du même nom Le Carré Blanc. La troupe deviendra plus tard les Nous Ç Nous, et produira quelques spectacles ainsi qu'une parodie des boys bands très en vogue à l'époque, sous la forme d'une chanson du même nom, avant de participer régulièrement à l'émission Fiesta de Patrick Sébastien, diffusée sur France 2.

Entre 1997 et 1998, ils gagnent à trois reprises l'émission de M6 : Graines de star dans la catégorie « comiques ».

C'est dans ce cadre qu'il présente son personnage Brice de Nice, surfeur niçois mégalomane, dont il tirera ensuite plusieurs vidéos qui rencontreront un grand succès sur internet, avant d'en faire le film Brice de Nice en 2005.

Par la suite, Jean Dujardin tourne avec Bruno Salomone de petits sketches pour l'émission Farce Attaque, diffusée sur France 2 et produite par Isabelle Camus[4], qui a repéré Jean Dujardin lors de son passage à Graines de star[3].

D' à , il joue avec Alexandra Lamy dans la série télévisée à succès Un gars, une fille sur France 2[3]. Notamment parce qu'il se juge mauvais aux essais, il est d'abord réticent à accepter le rôle que lui propose la productrice Isabelle Camus, quant à elle convaincue de son choix[4]. Les deux acteurs interprètent des personnages portant leurs propres prénoms, Jean et Alexandra, alias Loulou (le gars) et Alex ou Chouchou (la fille) et forment un couple confronté à diverses situations de la vie quotidienne. La série compte 486 épisodes de moins de sept minutes. Les personnages de Loulou et Chouchou sont plébiscités par les téléspectateurs et les deux comédiens deviennent vite populaires, tandis que leur liaison à la ville fait la une des magazines people. Jean Dujardin met un terme à la série et se sert de cette célébrité nouvelle pour débuter au cinéma, tout d'abord avec une petite apparition dans Ah ! si j'étais riche (2002) puis dans Bienvenue chez les Rozes (2003), dans lequel il joue un cambrioleur un peu stupide.

Le comédien joue l'un de ses premiers rôles au cinéma avec un contre-emploi dans le thriller Le Convoyeur de Nicolas Boukhrief (2004). Ce dernier indique que lorsqu'il lui a proposé de jouer dans son film, « personne ne voulait de lui » en dépit du grand succès d'Un gars, une fille. Il estime que ce rôle lui a permis « de gagner du temps et de se poser tout de suite en acteur dramatique »[4]. Son premier grand succès au cinéma est la comédie chorale Mariages ! de Valérie Guignabodet en 2004, avec également Mathilde Seigner, Antoine Duléry, Miou-Miou, Didier Bezace, Lio et Catherine Allégret. Brice de Nice, l'adaptation au cinéma du personnage d'un de ses sketchs avec les Nous Ç Nous, sorti en 2005, bat des records au box-office et devient très populaire dans les cours d'école. Des goodies tels que jeu vidéo et sonnerie de téléphone portable se sont échangés par milliers. Il obtient une nomination au César du meilleur acteur en 2007 à la suite de sa prestation dans OSS 117 : Le Caire, nid d'espions de Michel Hazanavicius, une parodie à succès de film d'espionnage. La suite, OSS 117 : Rio ne répond plus, sort en 2009. En 2006 cependant, l'acteur est cité aux Bidets d'Or en tant que pire acteur pour le film L'Amour aux trousses. Ce film sera également cité la même année aux Gérard du cinéma aux côtés de Brice de Nice dans la catégorie Pire film avec Jean Dujardin. Lui-même reconnaît l'échec de ce film qui a immédiatement suivi Brice de Nice dans sa filmographie, et n'a recueilli que 200 000 entrées[5].

Acteur touchant à tous les registres, il endosse des rôles à contre-emploi dans Contre-enquête et 99 francs dans lesquels il joue respectivement un policier enquêtant sur l'assassinat et le viol de sa jeune fille de 10 ans, puis un publicitaire désabusé et dépressif dans l'adaptation du livre de Frédéric Beigbeder, 99 francs. En 2007, il devient producteur (via sa société de production JD Prod, créée en 2002) et réalisateur avec la série de programmes courts Palizzi proposée sur la chaîne 13ème rue avec dans le rôle principal Arsène Mosca. Devant le succès de la série, un projet de film adapté du pilote avait été pensé[6]. Un autre projet de production concerne l'écriture, avec sa femme, d'un film sur les camisards.

Il joue, en 2008, dans Un homme et son chien de Francis Huster, aux côtés de Jean-Paul Belmondo à qui il est souvent comparé — le deuxième volet d'OSS 117 y fait lui-même référence[7],[8].

Il incarne Lucky Luke dans le film du même nom de James Huth, en 2009, aux côtés d'Alexandra Lamy, Sylvie Testud, Michaël Youn et Daniel Prevost. Le film reçoit cependant un accueil public et critique mitigé.

En 2010, il incarne Charles Faulque, un écrivain alcoolique qui voit débarquer chez lui son cancer (interprété par Albert Dupontel) dans Le Bruit des glaçons de Bertrand Blier, avec également Anne Alvaro, Myriam Boyer et Audrey Dana. Il tourne ensuite dans le film de Nicole Garcia, Un balcon sur la mer avec notamment Sandrine Kiberlain, Marie-Josée Croze, Michel Aumont et Claudia Cardinale où il joue le rôle de Marc, un homme qui retrouve son amour de jeunesse et mène une enquête lorsqu'elle disparaît. La même année, il apparaît dans Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet, dans lequel son rôle, bien que court, ouvre le film et en représente l'intrigue majeure.

En 2011, il partage l'affiche avec Bérénice Bejo de The Artist de Michel Hazanavicius, film muet en noir et blanc qui rend hommage au cinéma hollywoodien des années 1920 et 1930. Il y interprète le rôle de George Valentin, une grande vedette du cinéma muet dont la carrière est brisée par l'arrivée du parlant et dont l'amour naissant pour Peppy Miller (Bérénice Bejo), jeune étoile montante, est contrarié.

Dans une interview, l'acteur affirme avoir d'abord refusé le rôle avant de se raviser[9]. C'est le premier jour du tournage qu'il dit avoir réalisé que le personnage de George Valentin était fait pour lui[9].

Les débuts sont laborieux : les chaînes de télévision refusent d'investir sur un film muet et en noir et blanc et l'avance sur recettes n'est pas allouée au projet[10]. L'arrivée du producteur Thomas Langmann débloque la situation : il mobilise notamment Studio 37 (Orange), France 3 Cinéma, Canal+ et Warner France[11].

Le long métrage concourt ensuite pour la Palme d'or, lors du 64e Festival de Cannes[12]. À l'origine, The Artist devait être projeté en séance spéciale mais il est basculé en compétition sur l'insistance de Thomas Langmann[13].

Pour ce film, Jean Dujardin est récompensé par le Prix d'interprétation masculine, qui lui est remis par Catherine Deneuve[14]. L'accueil enthousiaste des festivaliers offre au long métrage l'opportunité d'être acheté par de nombreux distributeurs internationaux dont la Weinstein Company qui lance sa carrière américaine et son intense campagne de promotion en vue des Oscars du cinéma 2012[13].

Le film connaît un engouement outre-Atlantique et gagne la sympathie des spectateurs américains pour son hommage à l'âge d'or des productions classiques et muettes d'Hollywood[15],[16].

En , Jean Dujardin reçoit une nomination aux Screen Actors Guild Awards et aux Golden Globes pour The Artist[17].

Jean Dujardin est le second acteur français à être nommé aux Golden Globes, après Gérard Depardieu, lauréat du Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie en 1991 (pour le film Green Card). Il reçoit également ce prix en [17]. Le 24 janvier, Jean Dujardin est nommé aux Oscars dans la catégorie « meilleur acteur ». Le 29 janvier, il gagne le Screen Actors Guild Award du meilleur comédien[18].

Le 11 février, il participe à l'émission Saturday Night Live où il joue dans un sketch de la série France 3, Les jeunes de Paris, filmé à la manière de The Artist et remporte un succès auprès du public présent. Le , Jean Dujardin obtient le prix du meilleur premier rôle masculin lors de la 65e cérémonie des BAFTAs du cinéma britannique.

La consécration intervient le , date à laquelle il remporte l'Oscar du meilleur acteur à Los Angeles grâce à son interprétation de George Valentin dans The Artist. Il devient le premier acteur français à remporter ce trophée. Charles Boyer (distingué d'un Oscar pour sa carrière en 1943), Maurice Chevalier (lui aussi récompensé d'un Oscar d'honneur, en 1959) et Gérard Depardieu avaient été nommés à ce prix avant lui, mais sans succès. Il rejoint alors le cercle des interprètes français oscarisés jusqu'alors exclusivement féminin : Claudette Colbert[19], Simone Signoret, Juliette Binoche et Marion Cotillard.

Par ailleurs, The Artist obtient au total cinq Oscars dont ceux du meilleur film pour Thomas Langmann et du meilleur réalisateur pour Michel Hazanavicius[20]. Le film gagne également six Césars lors de la 37e cérémonie, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice pour Bérénice Bejo.

Son interprétation de George Valentin a été saluée par quatorze récompenses internationales.

La société de productions JD Prod qu'il a fondée en 2002 apparaît au générique de ses deux derniers films : The Artist et Les Infidèles. Pour ce qui est de The Artist, Jean Dujardin possède 20 % des recettes après amortissement du film, 20 % du fonds de soutien et 20 % de la bobine. Pour Les Infidèles, Jean Dujardin a eu l'idée originale du projet, ainsi a-t-il assumé le rôle de producteur délégué. De ce fait, en contrepartie de la prise en charge des risques financiers, l'acteur a eu la maîtrise du financement, des coûts et a pu s'autoriser une liberté artistique plus importante. Il a perçu 400 000 euros en tant qu'auteur et 100 000 euros comme réalisateur. Les coproducteurs délégués de ce film à sketch que sont « JD Prod » et « Black Dynamite Films » ont dû verser les salaires et intéressements de Gilles Lellouche comme auteur (270 000 euros) et réalisateur (90 000 euros). Finalement, Jean Dujardin possède 24 % des recettes après amortissement du film, 25 % du fonds de soutien et 24 % de la bobine. Il souhaiterait produire de nouveaux films en profitant de sa notoriété grandissante depuis le sacre de The Artist[21].